Domra

 

L'histoire de la domra a commencé il y a 500 ans environ... Cet instrument était presque exclusivement joué par les skomorokhi (ménestrels). A la fin du 17e siècle, l'église a interdit l'utilisation de la domra qu'elle considérait comme un instrument du diable. Le tsar ordonna dans un oukase de la brûler. Les personnes qui "cachaient" une domra étaient passibles de lourdes peines. En 1890, Vassili Andreïev (1861 - 1918), fondateur du premier orchestre russe d'instruments populaires, a découvert dans un grenier de vieux dessins représentant cet instrument et fit fabriquer une domra sur ce modèle. Il introduisit dans son orchestre divers types de domra (domra piccolo, domra prima, domra alto, domra basse).

La domra présente une caisse arrondie et est munie de trois cordes métalliques (mi, la, ré). Elle se joue avec un plectre, est pincée ou frappée. C'est le plus ancien instrument populaire russe. Il peut être comparé à la mandoline ou au luth.

Il est très rare que la domra se joue seule. Les compositeurs écrivent généralement des œuvres pour domra-solo avec accompagne-ment (piano, accordéon, orchestre). La valeur artistique de la domra équivant à celle d'un instrument symphonique. Au sein du Quatuor SCHERZO, la domra alto joue, avec son timbre chaud, le rôle d'un alto ou d'un violoncelle dans un orchestree symphonique.

 

 

Bayan

 

La manufacturier d'instruments de musique Peter J. Sterligov a conçu en 1907 à Saint-Pétersbourg un accordéon à quatre rangées de boutons pour le musicien et pédagogue Jakov Orlanski-Titarenko. Il l'appela bayan. Sous cette dénomination, cet instrument a connu depuis lors un vif succès non seulement en Russie mais aussi dans de nombreux autres pays. C'est ainsi que dans l'espace germanophone, on appelle de plus en plus fréquemment bayan l'accordéon avec clavier de boutons alors que l'on donne le nom d'accordéon à l'instrument comportant un clavier de piano. En Suisse, l'accordéon est souvent encore considéré comme un instrument populaire. En revanche, depuis des décennies,, le bayan est en Russie un instrument enseigné dans les écoles de musique et leinement accepté and le domaine du concert classique. L'originalité du bayan et les possibilités qu'il recèle du point de vue musicalité et dynamique en font un instrument qu'il faut absolument découvrir.  

 

 

Balalaïka

 

C'est à la fin du 17e siècle que la balalaïka est pour la première fois mentionée dans des documents russes. Des saltimbanques russes jouaient de cet instrument qui doit sa forme triangulaire au fait qu'il était plus facile de fabriquer un instrument à cordes poncées anguleux qu'arrondi comme la domra. La balalaïka est l'instrument traditionnel le plus populaire de Russie. Dans tout le pays, on ne saurait concevoir une fête sans balalaïka! Mais cet instrument ne joue pas qu'un rôle dans le folklore russe. Il a également trouvé sa place dans la musique orchestrale, grâce à Vassili Andreïev (1861 - 1918), fondateur du premier orchestre russe d'instruments populaires. En effet, désirant élargir la variété des timbres de son orchestre, ce musicien a été à l'origine de divers types de balalaïkas (balalaïka prima, balalaïka secunda, balalaïka alto, balalaïka basse et balalaïka contrebasse).

Cet instrument n'a que trois cordes; il est intéressant de relever que, pour la balalaïka prima, deux de ces cordes sont à l'unisson (mi, mi, la). En dépit de cette particularité, les possibilités musicales de l'instrument sont très étendues. La balalaïka prima est pincée ou frappée avec les doigts alors que la balalaïka contrebasse se joue avec une petite pièce en cuir (plectre).

Les balalaïkas du Quatuor SCHERZO jouent sur un registre très large: la balalaïka prima exprime les sons colorés d'une douce voix féminine, d'une harpe ou d'un violon alors que la balalaïka contrebasse évoque le timbre chaud et grave d'une contrebasse.